mercredi, 21 mars 2007
Dans l'Aube, M. de Villiers défend le "patriotisme" contre le "mondialisme"
La nouvelle phase de campagne depuis la publication de la liste officielle des candidats lundi exige en effet une égalité de temps de parole dans les médias audiovisuels. "Nicolas Sarkozy doit se demander où sont passées les caméras", ironise M. de Villiers.
Et pour entamer cette dernière ligne droite, le président du Mouvement pour la France, qui jusqu'à maintenant n'a pas décollé dans les sondages, a choisi de se déplacer dans l'Aube et s'afficher avec ces acteurs de "la France des territoires" à "l'immense potentiel".
Il y a un horticulteur, Michel Banry, 70 ans, qui emploie avec ses deux fils une soixantaine de personnes mais se plaint notamment de la concurrence déloyale au sein de l'Europe et du poids des 35 heures.
"Si quelqu'un veut travailler 20 heures, qu'on le laisse travailler 20 heures. Mais s'il veut travailler 50 heures pour payer sa maison, il faut qu'il puisse le faire", dit-il au candidat de Villiers, qui approuve.
Il y a aussi Michel Legrand, 60 ans, un garagiste de Nogent-sur-Seine, qui emploie 11 personnes dont 5 apprentis. "Ils sont heureux, ces jeunes", dit Philippe de Villiers, qui veut généraliser l'apprentissage dans le système éducatif.
Et il y aussi une usine de diester de colza, que le maire du Plessis-Mériot, le MPF Dominique Malezieux (43 ans), est fier de présenter, mais de loin, car elle est encore en construction.
"Je rêve d'une France qui ne sacrifie pas l'équilibre de son territoire, qui a des villes respirables et des campagnes vivantes", dit M. de Villiers, dans cette zone industrielle au milieu des champs.
Et tout au long de la journée, le candidat répète son message: "Le mondialisme, c'est toujours moins de frontières, toujours moins de protection, toujours moins de liberté des peuples, toujours plus de délocalisations".
"Le patriotisme, lui, protège la France dans sa vitalité, dans sa souveraineté", poursuit-il.
Et à quelques jours de l'anniversaire vendredi des 50 ans du traité de Rome lançant la construction européenne, M. de Villiers - qui fêtera ses 57 ans le même jour - fustige une Europe qui n'est plus "protectrice", mais "destructrice".
Il réclame le retour à une "vraie protection douanière européenne", qui était "dans l'esprit du traité de Rome" mais qui a été abandonnée au début de la décennie 90 lorsque l'Europe est devenue "le chausse-pied de la mondialisation".
Il réclame aussi "une protection monétaire européenne", avec "un euro pas cher, sinon on perdra tout, y compris Airbus". Et "une protection fiscale", avec "un déplacement de la fiscalité et des cotisations sociales pour pénaliser les importations et pas les produits français".
"Un horticulteur qui joue la carte de la France est frappé plein pot, là ou un importateur qui paye une secrétaire et rien d'autre" et fait fortune, déplore-t-il.
Dans le garage, Teddy, 20 ans, l'un des apprentis rencontrés par Philippe de Villiers, confirme à sa manière que le candidat a un retard de notoriété à combler. "Il est sympa. Il est plutôt à droite, non?" répond-il quand on lui demande si il sait qui est Philippe de Villiers.
09:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MPF, JPF, P2V, économie, agriculture, nature



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