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mardi, 16 janvier 2007
Villiers mène la bataille contre les OGM
Celui qui veut changer l’Europe pour rétablir la souveraineté, le seul homme politique à s’être opposé, à ses risques et périls, aux multinationales, celles qui souillent les mers (Erika, Prestige) ou celles qui contaminent notre écosystème – les multinationales agrochimiques et leurs pesticides. Autant dire qu’il est, de loin, le plus crédible des présidentiables pour mener ce combat contre la dissémination des OGM. Un combat que soutiennent 86% des Français (sondage CSA pour Le Parisien, 16.09). Il ne s’agit évidemment pas de freiner le progrès scientifique. La culture en milieu confiné et contrôlé est utile pour produire à moindre coût des protéines pharmaceutiques ou alléger certains traitements industriels, physiques ou chimiques. En revanche, il serait suicidaire de faire peser, en autorisant la culture d’OGM à l’air libre, des risques irréversibles sur l’agriculture, l’alimentation, la santé publique et la biodiversité. Des risques que n’hésitent pourtant pas à prendre les multinationales, dont l’intérêt et l’objectif est de disséminer les OGM, de telle sorte que leur présence devienne incontournable. Car alors, ils pourront mettre la main sur les marchés juteux de l’agroalimentaire. À Bruxelles, ces firmes exercent un intense lobbying afin d’obtenir l’ouverture des marchés européens. Elles sont, dans ce combat, relayées par la toute-puissante Commission, qui autorise les importations d’OGM et édicte des réglementations pseudo-protectrices. Pour que les six États européens hostiles aux OGM puissent recouvrer leur souveraineté écologique, alimentaire, agricole, sanitaire, et coopérer librement, il faut, plus que jamais, une forte volonté politique pour s’affranchir de ce «ligotage» européiste.
Et pour mener cette bataille, qui d’autre que Villiers, qui propose dans son projet présidentiel d’appliquer le principe de précaution sur les OGM. Ce qui se traduirait par cinq décisions fortes : l’interdiction immédiate et totale de toute culture et de tout essai d’OGM en milieu ouvert, l’interruption de transposition de la directive de 2001 sur la dissémination, la mise en place par la France et les pays qui le souhaitent d’un nouveau moratoire bloquant toute nouvelle importation d’OGM sur leur territoire (rendu possible par le rétablissement des frontières, qu’il préconise dans la mesure no 23 de son projet), l’instauration de l’étiquetage obligatoire sur l’ensemble des produits alimentaires; enfin, l’interdiction du brevetage du vivant, lequel doit rester dans le patrimoine inaliénable de l’humanité.
20:38 Publié dans Actualité, Bio, Mal Bouffe, Nature, OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MPF, JPF, P2V, écologie, OGM, altermondialisme, les Verts



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