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jeudi, 15 juin 2006

Ne plus accepter d'arracher un seul cep de vigne

medium_vigne.jpgLe Dauphiné Libéré - Vaucluse Matin , article de
Date de parution : vendredi 10 février 2006 


Jacques BOMPARD et Philippe de VILLIERS tapent dans le mille

Sur le thème fédérateur de la crise viticole, le maire d'Orange, désormais rallié au Mouvement pour la France, et son nouveau chef de file ont rassemblé près d'un millier de personnes.(...)

Pour la première réception officielle du candidat déjà déclaré à l'élection présidentielle de 2007, près d'un millier de personnes, à 80 % du département, sont venues assister à la salle de fêtes d'Orange à une journée de débats consacrés à la crise viticole, grand messe qui s'est achevée par un dîner partagé par quelque 800 convives.

Philippe de Villiers a pu sortir l'artillerie lourde pour se prévaloir seul rempart crédible contre la destruction massive d'une économie française mise en péril par une bureaucratie européenne fonctionnarisée à l'extrême.

"Un pays qui fête Trafalgar plutôt qu'Austerlitz, qui salue les rappeurs qui "niquent la France" en oubliant Molière, est porté à fêter le whisky plutôt que ses vins". De petites phrases bien senties en propos rassembleurs, le chantre de la défense de l'identité nationale a savamment dosé ses interventions. "Je ne suis pas venu vous administrer des solutions mais vous écouter pour m'imprégner de vos problèmes, de vos angoisses. C'est une démarche d'humilité".

Il n'en a pas moins pris des engagements fermes en sa qualité de prétendant au poste de chef de l'État. Avec prudence, "en ne promettant que ce qu'il pourrait tenir", suivant en cela les conseils avisés de Jacques Bompard. Alors, Philippe de Villiers a prôné la révision de la loi Evin, allègrement clouée au pilori par tous les viticulteurs présents. "Il faut la rééquilibrer. Elle permet aux multinationales de l'alcool de prospérer mais interdit aux petits producteurs de rentabiliser leurs produits. On fait la coca-colonisation mais on n'a plus le droit de promouvoir les vins du terroir".

Et à l'échelon de l'Europe, "la grande broyeuse", comme à l'échelle de la planète, Philippe de Villiers soutient qu'il faut "engager le bras de fer avec Bruxelles et l'OMC, ne plus accepter d'arracher un seul cep de vigne. On ne peut pas accepter tous les transferts de souveraineté". Il ne pouvait dès lors qu'être applaudi à tout rompre par son auditoire en affirmant vouloir créer "une grande force avec tous ceux qui ne veulent pas que la France meure". Comme pour mieux démontrer que, dans le Vaucluse, soutenu par Jacques Bompard, le Mouvement pour la France est maintenant bien vivant.

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